Branche 21 vs Branche 23 : assurance-vie (Comparatif)

📅 Dernière mise à jour : 8 mai 2026
 ·  🏷 Sujet : Branche 21, Branche 23, assurance-vie, choix de pension
 ·  🇧🇪 Pour : particuliers belges

La branche 21 et la branche 23 sont deux catégories belges d’assurance-vie comportant une composante d’épargne. Elles sont souvent proposées comme alternative aux placements directs et sont courantes en épargne-pension, EIP et PLCI. La différence essentielle réside dans le rendement garanti vs variable.

La différence essentielle

Branche 21 Branche 23
Rendement Minimum garanti (typiquement 0,5–2 %) + participation bénéficiaire Variable, lié au fonds sous-jacent
Fluctuations Aucune sur le capital Oui (actions, obligations)
Rendement attendu sur 25+ ans Faible (~2–3 %) Généralement plus élevé (~4–7 % historique pour les actions mondiales)
Protection du capital Oui, garantie Non — peut baisser
Coûts Taxe sur prime 2 % (0 % pour l’assurance épargne-pension) + frais de gestion implicites Idem + frais de gestion du fonds sous-jacent (1–1,5 %)
Durée Assez flexible Idem

Comment chacune fonctionne-t-elle ?

Branche 21 :

  • L’assureur garantit un taux minimum.
  • En fin d’année, vous recevez éventuellement une participation bénéficiaire (bonus issu des bénéfices de l’assureur).
  • Votre capital ne peut donc qu’augmenter ou rester stable — jamais baisser.
  • L’assureur couvre le risque de marché ; vous le payez via des rendements attendus plus faibles.

Branche 23 :

  • Votre prime est investie dans un ou plusieurs fonds de placement (choisis par l’assureur ou sélectionnés par vous).
  • Le rendement suit les marchés — peut être largement positif les bonnes années, négatif les mauvaises.
  • Pas de garantie de préservation du capital (sauf clause spécifique).

Fiscalité (commune)

À la souscription : taxe sur prime de 2 % sur chaque versement. (Exception : les assurances épargne-pension sont exonérées de la taxe sur prime de 2 %.)

En cas de rachat dans les 8 ans :

  • 30 % de précompte mobilier sur un rendement fictif de 4,75 % (règle du rendement fictif) pour la branche 21.
  • Une police branche 23 standard ne supporte aucun précompte mobilier sur le rendement : la règle des 30 % sur 4,75 % ne s’applique qu’à la branche 21. Depuis 2026, les plus-values sur les contrats branche 23 hors pension peuvent toutefois relever de la nouvelle taxe de 10 % sur les plus-values en cas de rachat (voir ci-dessous).

En cas de rachat après 8 ans :

  • Sous conditions, exonération de précompte mobilier sur le rendement.

💡 La règle des 8 ans est un facteur clé. Qui investit moins de 8 ans paie le précompte mobilier sur le rendement fictif. Qui laisse 8 ans ou plus peut, sous conditions, être totalement exonéré fiscalement sur le rendement.

Quand la branche 21 a-t-elle du sens ?

  • Vous souhaitez une certitude absolue sur la préservation du capital (par exemple, de l’argent pour un achat immobilier dans 5 ans).
  • Vous ne supportez pas les fluctuations — le facteur tranquillité prime sur le rendement.
  • Vous l’utilisez pour la planification successorale avec bénéficiaires — structure fiscalement intéressante.
  • Vous anticipez de faibles rendements de marché dans les années à venir (opinion, pas une prévision).

Quand la branche 23 est-elle généralement plus avantageuse ?

  • Vous avez un horizon de 15+ ans — les fluctuations ne sont alors plus un problème et historiquement les actions performent mieux que les taux de la branche 21.
  • Vous savez ce que vous faites concernant le fonds sous-jacent — choisissez un fonds mondial largement diversifié à faible TER, pas un fonds sectoriel ou spécialisé.
  • Vous comparez rigoureusement les coûts tout-compris (entrée, gestion, sortie) — certains produits branche 23 ont des frais annuels de 2 %+, ce qui érode l’avantage de rendement.

Le grand piège de la branche 23

Beaucoup de produits branche 23 ont des frais de gestion élevés (1–1,5 % par an au-dessus du TER du fonds sous-jacent, parfois jusqu’à 2,5 % au total). Sur 30 ans, 1 % de coûts en plus signifie ~25–30 % de capital final en moins.

Calculez toujours :

  1. Quel est le coût tout-compris par an (taxe sur prime + gestion + TER sous-jacent) ?
  2. Quel est le rendement attendu sur votre horizon ?
  3. Comparez avec un investissement direct dans un ETF mondial via un courtier (TER 0,2 % + TOB 0,12 %).

Pour la plupart des investisseurs de long terme, investir directement dans un ETF est moins cher que la branche 23 — sauf si la planification successorale ou l’exonération de la règle des 8 ans ont une valeur spécifique.

Branche 21 ou branche 23 en épargne-pension ?

En épargne-pension, vous choisissez entre une assurance épargne-pension (branche 21 ou branche 23) ou un fonds d’épargne-pension :

À noter : l’assurance épargne-pension (branche 21 ou branche 23) est exonérée de la taxe sur prime de 2 % — un avantage de coût significatif par rapport à une branche 21/23 individuelle standard.

À noter : l’assurance épargne-pension (branche 21 ou branche 23) est exonérée de la taxe sur prime de 2 % — un avantage de coût significatif par rapport à une branche 21/23 individuelle standard.

  • Le fonds d’épargne-pension (mixte : actions + obligations) est généralement moins cher et plus flexible — comparable à un investissement direct, mais avec les avantages fiscaux de l’épargne-pension.
  • L’épargne-pension branche 23 peut avoir du sens pour qui valorise les éléments d’assurance (bénéficiaires en cas de décès, prestation garantie).
  • L’épargne-pension branche 21 vous donne un rendement garanti mais laisse beaucoup de croissance de côté.

💡 Une règle empirique fréquente : 30+ ans avant la pension → fonds ou branche 23, 5–10 ans avant la pension → branche 21 ou réduction progressive du risque.

Taxe sur les plus-values (à partir de 2026)

Depuis le 1er janvier 2026, les plus-values réalisées sur les produits branche 21 et branche 23 individuels (hors pension) sont soumises à une taxe de 10 % sur les plus-values en cas de rachat, de remboursement ou de retrait partiel. Une exonération annuelle de 10.000 € s’applique. Les produits liés à la pension (épargne-pension, EIP, PLCI, assurance groupe) sont exclus. Pour les contrats conclus avant 2026, seules les plus-values constituées après le 31 décembre 2025 sont taxables — la valeur du contrat à cette date constitue la nouvelle valeur d’acquisition (step-up).

Taxe sur les plus-values (à partir de 2026)

Depuis le 1er janvier 2026, les plus-values réalisées sur les produits branche 21 et branche 23 individuels (hors pension) sont soumises à une taxe de 10 % sur les plus-values en cas de rachat, de remboursement ou de retrait partiel. Une exonération annuelle de 10.000 € s’applique. Les produits liés à la pension (épargne-pension, EIP, PLCI, assurance groupe) sont exclus. Pour les contrats conclus avant 2026, seules les plus-values constituées après le 31 décembre 2025 sont taxables — la valeur du contrat à cette date constitue la nouvelle valeur d’acquisition (step-up).

Sources

  1. Wikifin — Assurance-vie branche 21 et branche 23
  2. FSMA — Assurance-vie
  3. Assuralia — Informations générales secteur assurance (page d’accueil générale)

À lire aussi: l’EIP et l’assurance-groupe

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